Une armée européenne

Objectif et méthodologie de l’étude

 

Cette étude vise à faire une première analyse sur la possibilité d’intégrer les forces armées existantes dans l’Union Européenne, en se cadrant essentiellement sur les axes suivants:

  • Mettre en évidence les obstacles à l’intégration de la défense rencontrés jusqu’à aujourd’hui, et les problèmes encore à résoudre pour que ce projet soit faisable.
  • Cibler en particulier la France et l’Allemagne. La France pour son actuelle supériorité militaire, et comme seule armée européenne actuellement capable d’une projection sérieuse de puissance militaire. L’Allemagne pour son potentiel militaire et industriel. Le couple comme condition sine qua non en tant que moteur idéologique et politique de ce mouvement.
  • Analyse géopolitique dans le temps sur la possible convergence des différents intérêts nationaux en vue de n’avoir qu’un seul intérêt commun et sur les divers fronts de L’Union.
  • Partant de ces analyses, d’identifier nos besoins militaires futurs, et surtout souligner les secteurs spécifiques vers où diriger nos plus grands efforts.

 

Cette armée européenne, dont nous allons analyser la possibilité, aurait pour but d’atteindre des économies d’échelle tout en participant à la relance d’une industrie de défense et sécurité par et pour les européens. Comme but ultime, celui de transformer l’Union en un bloc intégré et indépendant, avec un poids géostratégique et une projection de puissance pouvant, seule, faire face aux pressions exercées par les autres blocs de puissances.

 

Même si l’Union Européenne et l’OTAN partagent des intérêts stratégiques, ce dossier ne prendra pas l’OTAN comme exemple, ni reprendra sa ligne de pensée, en sachant que l’OTAN est une alliance politico-militaire qui avait pour vocation initiale la sécurité et défense de l’Europe face au potentiel de renouveau de l’impérialisme Allemand et de l’expansionnisme Russe. De plus, plusieurs membres de l’OTAN ne font pas partie géographiquement de l’Europe, ni politiquement de l’Union, et n’ont pas les mêmes intérêts économiques et géopolitiques concernant une éventuelle armée européenne. Enfin, ce n’est pas le but non plus de prouver l’obsolescence de cette organisation, qui a aujourd’hui encore toute son utilité.

 

Cette étude ne prendra pas non plus en compte la capacité militaire du Royaume Uni du fait du récent referendum sur le « Brexit ». En effet, une armée européenne doit être une collaboration intime et organisée entre membres à part entière de l’Union. Dans le cas où le Royaume Uni quitte cette Union, sa puissance militaire ne pourrait être intégrée efficacement dans le moyen terme. Dans le cas contraire, si un revirement s’opère et le Royaume Uni reste dans l’Union, un projet sécuritaire européen intégré ne pourra se faire que si on ne prend en compte que les états membres qui sont membres à part entière, sans historique ni intérêts contraires.

 

Cette étude vise à lancer le débat, et à servir de dossier de base pour ce blog. Il faudrait aller beaucoup plus loin avec d’autres études plus détaillées sur l’estimation de forces et budgets d’une armée européenne. Il faudrait mettre à jour les efforts d’analyse déjà publiés par le Parlement Européen, l’Agence de Défense Européenne, ou encore l’Institut d’Etudes de Sécurité. Il faudrait aussi observer et cartographier les grands groupes industriels européens et analyser les possibles fusions.

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